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Mercedes-Benz

      Emil Jellinek, admirateur fortuné de la voiture Daimler, avait persuadé cette firme et son ingénieur en chef Wilhelm Maybach, de construire une voiture puissante. Cette nouvelle automobile devint le modèle de 5,9 l, 35 CV, qui est devenu célèbre comme le précurseur de l'automobile moderne, n'ayant plus aucune similitude d'aspect avec les voitures tirées par cheval ; ses caractéristiques étaient : un radiateur à alvéoles, un changement de vitesse par grille, des soupapes d'admission commandée et un châssis en tôle d'acier emboutie. Les années suivantes, cette conception fut adoptée par de nombreux fabricants européens et américains. Cette Mercedes fut engagée par Jellinek dans la Semaine niçoise de 1901 sous le nom de Mercedes prénom de sa fille. Pilotée par Wilhelm Werner, elle fut victorieuse aux épreuves de vitesse de Nice et à la course de côte de la Turbie, premiers succès remportés par une Mercedes. Jellinek, représentant officieux des voitures Daimler, déploya une grande activité et, dès 1900 fit partie de son Conseil d'Administration. Comme Panhard-Levassor, détenteur des licences Daimler pour la France, avait engagé des poursuites judiciaires, Jellinek vendit les Daimler sous le nom de Mercedes. L'importance des ventes et leurs succès en course firent que Daimler, en 1902, adopta ce nom de Mercedes comme marque pour les voitures particulières, les véhicules utilitaires gardant celui de Daimler.

      Basées sur le principe du modèle 35 CV, des voitures de tourisme et de course furent ensuite fa briquées. De cette gamme l'automobile la plus remarquable fut la Mercedes Simplex en modèles 18/22, 18/32, 40/45 et 60 CV, dont le poids était très inférieur à celui de la 35 CV ; le modèle "60" avait des soupapes d'admission montées au-dessus des soupapes d'échappement et pouvait atteindre la vitesse de 113 km/h. Ce modèle, comme les voitures de course 90 CV, était de même conception que la Simplex. Parmi les succès remportés en course on peut citer les victoires de 1901 à 1909 à la Course de Côte de Semmering, en 1903 à la Coupe Gordon-Bennett, l'Epreuve de Vitesse d'Ostende en 1904 et un record du monde à Daytona en 1905. En 1902, Daimler reprit la Motorfahrzeug-und Motorenfabrik Berlin AG établie à Marienfelde qui avait été fondée par un directeur de Daimler et c'est dans ces usines que Daimler concentra la production de ses véhicules utilitaires. Durant une courte période, 1906-1907, les voitures électriques Mercedes furent construites à Marienfelde sous licence accordée par Austro Daimler. L'une de celles-ci fit partie du parc dont le Kaiser était propriétaire.

      En 1907, Maybach quitta la société pour fonder sa propre firme spécialisée dans la production de moteurs pour avions. Le dernier plan qu'il fit pour Daimler fut celui de la 6 cyl. 37/70 CV, 9,5 l et 39/80 CV, 10,2 l avec transmission par chaîne et un moteur en T, dérivés de la voiture de course 120 CV. En 1905, Jellinek fit cession à Daimler de ses droits de vente exclusifs dans différents pays et ayant vendu ses actions, il abandonna son poste au Conseil d'Administration en 1908.

      Paul Daimler succéda à Maybach au poste d'ingénieur en chef après avoir, durant quelques années, été chez Austo-Daimler. Après 1908, la plupart des modèles Mercedes furent dotés d'une transmission par arbre remplaçant celle par chaîne, maintenue cependant sur les plus gros modèles 22/50, 28/60, 23/80 et 37/90 CV. Parmi les nombreuses victoires en course, celle remportée au Grand Prix de France en 1908 fut une apogée. Il fut gagné par Lautenschlager au volant d'une 135 CV spécialement construite pour cette épreuve. En 1909, Daimler acheta la licence de fabrication des moteurs Knight et sortit une gamme de ces modèles, dont le 16/45, 4,1 l, qui fut produit jusqu'en 1923. En 1909, Mercedes déposa comme marque l'étoile à trois pointes devenue célèbre qui devint l'emblême de toutes ces voitures à partir de 1911.

      Dès le début, les rapides et élégantes Mercedes furent achetées par les membres des familles royales et les grands financiers de l'ancien et du nouveau monde. Le Kaiser en posséda plusieurs. Parmi les victoires les plus étincelantes on peut citer une lère, une 2ème et une 3ème places au Grand Prix de France de 1914 avec Lautenschlager, Wagner et Salzer pilotant une voiture de course 4,5 l, 115 C, à transmission par arbre, dont la puissance avait été augmentée en vue de cette épreuve. L'une de ces voitures fut transportée en Amérique et gagna en 1915 la course d'Indianapolis pilotée par Ralph de Palma. Ce modèle remporta encore des succès après la lère guerre mondiale, la pilotant, le comte Masetti gagna le Grand Prix d'Italie en 1921 et la Targa Florio en 1922. D'autres victoires en courses de côte furent acquises jusqu'en 1927. Lorsqu'éclata la lère guerre, la puissante 6 cyl., "28/95" venait juste d'être mise en fabrication.

      Après la guerre, Mercedes fit l'essai de moteurs à compresseur alors que pendant la guerre la société avait fabriqué des moteurs suralimentés pour avions. Les premières voitures de série pourvues d'un compresseur Roots apparurent à Berlin au Salon de 1921, les modèles 4 cyl., 1,5 l, 6/25/40 CV et 2,6 l, 10/40/65 CV. Paul Daimler se retira de la société en 1922 et Ferdinand Porsche lui succéda qui précédemment avait été chez Austro-Daimler. Deux autres modèles à compresseur furent fabriqués, la 6 cyl. 4l, 15/70/100 CV et la 6 l, 24/100/140 CV. En 1923, pour la première fois, le nom de Rudolf Caracciola fut associé à celui de Mercedes lorsqu'il gagna l'ADAC Reichsfahrt ; pendant les 16 années suivantes son nom fut identifié avec les succès en course de Mercedes. En 1924 les intérêts de Mercedes et de Benz furent pour la première fois liés et aboutirent, en 1926 à une association totale. Les modèles qui suivirent portèrent la marque Mercedes-Benz.

      Après la fusion de Mercedes et de Benz en 1926, le modèle Benz 16/50 CV et les modèles Mercedes à compresseur continuèrent à être fabriqués pendant peu de temps. Les nouveaux modèles parus en 1926 furent la 6 cyl . 2 l, 8/38 CV construite à Stuttgart et la 3,1 l, 12/55 CV construite à Mannheim, deux modèles classiques et lourds, avec des soupapes latérales, un allumage par batterie, une boite 3 vitesses et des roues en bois. Ils devinrent la Stuttgart 260 2,6 l et la Mannheim 350, 3,5 l. En 1928 leur fut adjointe la nouvelle Nurburg 460, équipée d'un moteur 8 cyl., 4, 6 l qui, plus puissante devint plus tard, la Nurburg 500. Ce furent les derniers modèles - la "Grosser Mercedes" exceptée - construits avec le classique châssis à tubes en U, des essieux rigides et des ressorts elliptiques. L'ancienne 24/100/140 CV devint le modèle sport K, d'un empattement réduit et pourvu d'un moteur 6,25 l,24/110/160 CV.

      C'était à l'époque, la plus rapide voiture de tourisme existant sur le marché mondial. Une gamme de divers modèles à succès dériva de cette voiture : la S (6,8 l, 26/120/180 CV), la SS (7,1 l, 27/140/200 CV), la SSK (7,1 l, 27/170/200 CV), la SSK (7,1 l, 27/170/225 CV) et le SSKL (7,1 l, 27/170/300 CV). Ils remportèrent de nombreuses victoires ou classements dans les courses de côte et dans les épreuves sportives. Bien qu'elles ne fussent pas des voitures de course, elles furent néanmoins engagées avec succès dans différentes courses, gagnant, par exemple, le TT d'Ulster en 1929, le GP d'Irlande en 1930, les Mille Milles et la course Eifel en 1931 ainsi que la course de l'Avus en 1931 et 1932. En 1930 apparut la première 8 cyl. Grosser Mercedes avec un moteur de 7,7 l de 150 CV ou 200 avec compresseur. Cette première version fut construite jusqu'en 1937 avec un châssis conçu selon l'ancienne Mercedes mais la version 770 de 1938 plus moderne fut pourvue d'un châssis en tubes et d'essieux oscillants. Sa puissance augmentée devint de 155/230 et sa vitesse de pointe de plus de 160 km/h. En 1931 des voitures "économiques" réapparurent avec une 6 cyl., 1692 cm3, le modèle 170, la première Mercedes à roues à suspension indépendante. Par la suite les nouveaux modèles 130 H, 150 H et 170 H, furent dotés d'un moteur monté à l'arrière, d'un châssis en chevrons le 260 D d'un moteur Diesel - première voiture particulière de série ainsi équipée - et le 540 K, modèle de tourisme sport à compresseur. En 1934, Mercedes-Benz fabriqua à nouveau des voitures de course. Pour la Formule 750 , parut une 8 cyl., 3,36 l, 354 CV, avec compresseur. Durant les trois années suivantes, sa cylindrée fut augmentée à 5,66 l donnant une puissance de 646 CV. En 1938 et 1939 fut construite une nouvelle voiture de 3 l, 476 et 483 CV. Pour le Grand Prix de Tripoli de 1939 fut spécialement conçue une voiture de course 254 CV qui obtint les lère et 2ème places . Ce fut l'un des derniers succès avant qu'éclata la 2ème guerre mondiale, après une longue et remarquable série de records à partir de 1934 et qui n'avait été interrompue que par Auto Union, ces deux firmes se partageant pratiquement presque tous les prix des courses d'intérêt majeur. Plusieurs records mondiaux furent aussi battus par Mercedes-Benz. En 1934 le mille départ arrêté, fut parcouru à la vitesse de 188 km/h à Gyor en Hongrie et à la course de l'Avus départ lancé, le mille fut parcouru à la vitesse de 311 km/h. En 1936 fut battu le record du monde des 10 miles avec une V-12 à carrosserie aérodynamique sur l'autoroute Francfort-Darmstadt à la vitesse de 322 km/h. Sur la même autoroute, au début de 1939, une Mercedes atteignit 433 km/h, vitesse qui ne fut jamais obtenue sur une route à grande circulation. C'est Caracciola qui battit tous ces records mondiaux ainsi que de nombreux records de classe pour le compte de Mercedes. En 1939 une voiture équipée d'un moteur d'avion était à l'étude ; elle devait s'attaquer au record mondial terrestre de vitesse.

      Jusqu'en 1939, les anciens ateliers de Benz à Mannheim furent utilisés pour la fabrication de voitures particulières. A cette date, les véhicules utilitaires furent construits à Mannheim et les voitures particulières à Stuttgart-Unterturkheim. La 2ème guerre mondiale arrêta le développement de la firme. En 1947 la 170 V, 1697 cm3 d'avant-guerre réapparut pourvue d'un moteur Diesel, sous la dénomination 170 D, 4 cyl. à châssis en chevrons. C'est avec les "séries 180" de 1954, que fut adopté le châssis-coque. La première 4 cyl. à arbre à cames en-tête Fut la 190 SL sport de 1955. En 1951 étaient sortis les modèles 6 cyl. 220 et 300. La puissance de la 4 cyl. 170 fut progressivement augmentée, ainsi que sa taille, allant de 1697 cm3, 38 CV aux 1988 cm3, 95 CV du modèle 200 de 1965. La fabrication des voitures sport fut reprise en 1952 avec la 6 cyl., 3 l, 215 CV, modèle 300 SL à injection qui au début fut un coupé à portes "papillon" et devint ensuite une 2 places découverte ; plus de 3250 furent produits. La 300 SL fut victorieuse au Mans en 1952. La 300 SLR, voiture sport de course, 8 cyl., 3 l, 300 CV, gagna de nombreuses compétitions. En 1954 une Mercedes-Benz fut de nouveau engagée dans la Formule Course avec une version 2, 5 l de la 8 cyl. Juan Manuel Fangio fut sacré champion du monde en 1954 et 1955 en pilotant ce modèle. Après 1955 la firme abandonna les courses.

      C'est en 1964 que la gamme des voitures de série Mercedes-Benz s'enrichit du modèle qui acquit la plus grande célébrité, la 600, voiture de luxe de 8 cyl., 6,3 l, 250 CV, continuant la tradition dont la Grosser Mercedes d'avant-guerre avait été le premier jalon. Elle est livrable avec deux empattements : 3,20 m et 3,91 m. Avec celui-ci la longueur totale de la voiture est de 6,25 m et peut être pourvue d'une carrosserie 6 portes. Au début de 1968 la gamme fut modifiée et les modèles 200, 230 et 250 ont été dotés d'une carrosserie de ligne nouvelle et d'une nouvelle suspension indépendante à l'arrière. En même temps un nouveau moteur 280 a été présenté utilisé avec les carrosseries des anciennes conduites intérieures 300 et des voitures sport 250 SL.

      La gamme de Mercedes est de plus en plus étendue, grâce aux nombreuses variantes de moteurs et de carrosseries. Au Salon 1971, la marque présentait 21 modèles : Les 200, 220, 200 D et 220 D sont dotés de moteurs à essence ou Diesel de 4 cyl. en ligne. Les 230 ont un moteur 6 cyl.; les 250, 250 C et 250 CE sont équipés de 6 cyl. 2496 cm3 avec carburateur ou à injection directe.

      Des variantes étoffées de la 250 ont donné les 280 S, 280 SE et 280 SEL équipées de 6 cyl. en ligne à injection de 2778 cm3. La 280 SE/SEL35 avec ses variantes coupé et cabriolet a reçu en 1971 le moteur 8 cyl. en V de la 300 SEL. Ce sont des versions simplifiées de cette dernière avec le moteur V-8 à injection de 3,5 litres.

      Dans la carrosserie de la 300 SEL a été monté le moteur de la 600 pour donner la 300 SEL 6, 3. C'est une voiture très rapide avec ce moteur de 6329 cm3 développant 250 CV , elle atteint 220 km/h. Enfin la 600 et la 600 Pullman sont les versions de grand prestige qui rivalisent avec Rolls-Royce.

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