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31/03/2002 : grand prix du Bresil, circuit d'Interlagos

      Ce Grand Prix du Brésil promet beaucoup avant même le départ. La chaleur est au rendez-vous, avec 40°C sur la piste et plus de 32°C dans l'air. Montoya est en pole position devant Michael Schumacher, Ralf, Coulthard, Raikkonen et les deux Renault de Trulli et Button prêtes à profiter du moindre incident entre les leaders.

      Sous un ciel dégagé et un soleil rayonnant, les monoplaces se sont toutes installées sur la grille. Le tour de formation se déroule normalement et les F1 reviennent se positionner deux minutes après pour le départ. Au feu vert, Montoya est le plus prompt mais Michael est juste derrière et réussit à passer à la fin du S de Senna au profit d'un petit écart de la Williams, trop optimiste au freinage. Sur la ligne droite suivante Montoya veut repasser et se rapproche trop de Schumacher, il casse son aileron avant sur la Ferrari !

      Cela profite aux Renault, bien parties qui sont 3ème et 4ème, Barrichello passe Coulthard au freinage du 1er tour pour la 5ème place. Fisichella et McNish passent aussi comme Montoya par les stands pour réparer l'aileron avant. A la fin du 3ème tour, Barrichello déchaîné a passé Button puis Trulli pour le gain de la 3ème place. La foule brésilienne est en délire et dans le peloton ça bagarre fort !

      A la fin du 5ème tour, Barrichello passe Ralf au freinage, les deux Ferrari sont en tête ! Elles sont plus rapides, certainement avec une stratégie d'un arrêt supplémentaire par rapport aux Williams. Deux tours plus tard, Frentzen passe Irvine pour la 12ème position alors que Fisichella abandonne sur casse du moteur Honda. De la Rosa et Villeneuve entament une belle joute, surveillés de près par Frentzen. Barrichello est toujours le plus rapide en piste, il signe un meilleur tour au 11ème passage en 1.16.616 et se rapproche de son chef de file, à une seconde. Derrière Ralf Schumacher est à 9 secondes, Trulli à 18.

      Au 13ème tour, Coulthard passe Button au freinage du 1er virage pour la 5ème place. Et au tour suivant, Schumacher laisse logiquement passer Barrichello en tête, plus rapide mais certainement plus léger en carburant. Bernoldi son compatriote rentre son Arrows A23 dans son garage, il abandonne sur problème mécanique. Rubens s'échappe maintenant, il tourne en 1.16.576. Derrière, Michael et Ralf son dans le même rythme, aux alentours de 1.17.2.

      Salo s'empare lui de la 9ème place aux dépends de Felipe Massa. Stupeur dans la foule : la malédiction de Rubens à Interlagos continue et il est au ralenti dans le 18ème tour. Il abandonne quelques centaines de mètres plus loin, dans l'herbe, dépité. Michael reprend donc la tête et il attaque très fort car Ralf revient petit à petit, dixième par dixième. Le duel entre les deux frères est lancé. Dans la pitlane, Arrows tente de faire repartir Bernoldi, avec succès, mais il est déjà à 8 tours, hors classement donc. Il abandonnera six tours plus tard.

      Au 20ème tour, Yoong part en tête-à-queue mais il se relance ; Montoya en profite pour se relancer. Ralf a fait une petite erreur et il se retrouve à nouveau à 9 secondes de Michael qui lui commence à rattraper les retardataires. Coulthard bute toujours sur Trulli, qui détient la 3ème position. Même chose pour Raikkonen qui lutte contre Button. Villeneuve s'arrête au stand au 24ème tour, il était alors 9ème.

      C'est encore un Grand Prix à oublier pour Olivier Panis qui doit garer sa monoplace au bord de la piste au 26ème passage. Michael et Ralf continuent à survoler les débats : ils sont séparés de 8.7 secondes alors que le troisième, Trulli, est à 44 secondes ! Presque 30 tours couverts et Ralf relance la cavalerie de sa Williams BMW, il revient à 6.5 secondes. Montoya s'empare lui du 9ème rang en passant De la Rosa alors que Frentzen abandonne dans son garage. On attend maintenant le premier et unique arrêt de tous les hommes de tête, de Schumacher 1er à Webber 12ème.

      Au 34ème tour, Schumacher signe le meilleur tour en 1.16.501 alors que Ralf, moins incisif, perd du temps avec les retardataires. L'écart repasse à 7.6 secondes au 36ème tour lorsque Michael améliore encore en 1.16.485. Le pilote allemand fait le forcing et continue avec un 1.16.363 puis 1.16.235. Il s'arrête enfin pour ravitailler au 39ème tour mais son arrêt est long : 12.6 secondes, le temps de bien nettoyer les radiateurs. Ralf prend la tête et il met la pression pour gagner du temps. Vu le temps perdu par Michael, pourra-t-il repartir devant sachant qu'il dispose de 23 secondes d'avance au 41ème tour ? Rien n'est moins sûr.

      Michael dispose de pneus neufs mais il est plus lourd en carburant. Au 42ème passage McNish part en tête-à-queue et il cale. Sa voiture est mal placée. Montoya en profite pour ravitailler, il était remonté 7ème. Dans le tour suivant Webber attaque Massa, il le touche et envoit Felipe en tête-à-queue qui abandonne. L'Australien ravaitaille, les deux Renault et? Ralf aussi ! Qui sera gagnant ? C'est Michael, qui repart en tête, pour 3 secondes.

      Les McLaren, bloquées par les Renault pendant toute la première moitié de course, en ont profité pour forcer le rythme. Coulthard ravitaille au 45ème tour et il repart devant Trulli. Raikkonen est aux stands un tour après et repart juste derrière Coulthard mais devant les Renault. Bien joué chez McLaren ! Le mano à mano entre Michael et Ralf est lancé, avec 22 tours restant et seulement 2.3 secondes entre les deux frères.

      Trois tours plus tard, il n'y a déjà plus qu'une seconde et demie. Les deux hommes se donnent à fond et ne se font aucun cadeau. Montoya est toujours 7ème mais revient sur le paquet des McLaren et des Renault. L'élément intéressant c'est que Juan Pablo n'est que 6 secondes devant Michael et Ralf sur la piste. Le Colombien ne troublera pas les débats, trop occupé à remonter pour marquer des points.

      Au 55ème tour, Ralf claque un 1.16.224, le meilleur tour en course. Il se retrouve à moins d'une seconde. Ralf sera obligé de passer Michael en piste puisque aucun arrêt n'est plus prévu. A la radio, Williams indique à Ralf qu'il peut « utiliser le turbo », certainement pour lui indiquer qu'il peut faire monter le moteur plus haut en régime. Il est maintenant dans les roues de Michael, quelle fin de Grand Prix !

      Montoya signe le meilleur tour au 60ème passage, en 1.16.221. Yoong part encore une fois en tête-à-queue et il repart sans problème. Les deux leaders se tiennent toujours en une seconde alors qu'il reste une dizaine de tours. Un tour plus tard, Montoya améliore encore en 1.16.079 alors que Trulli voit son moteur Renault exploser. C'est fini pour l'Italien qui était 5ème. Button profite de cet abandon ainsi que le Colombien, qui rentre dans les points.

      Michael et Ralf sont roues dans roues au 64ème passage mais la Ferrari est très rapide en sortie de virage ainsi qu'en vitesse de pointe. Ce sera dur pour dépasser. Au 66ème tour Heidfeld rentre aux stands définitivement pour abandonner. A 3 tours de l'arrivée Raikkonen sort dans les graviers, c'est fini pour lui. Il semble que la roue arrière ou la suspension qui y est attachée droite soit la cause de tout cela. Tout le monde progresse d'un rang et Salo entre dans les points avec sa Toyota.

      Ralf ne peut rien contre la Ferrari F2002. On aborde le dernier tour et Villeneuve laisse sa voiture sur le côté. Il ne verra pas le drapeau à damiers, agité par Pele mais il sera classé. Michael gagne la course donc, une demi-seconde devant son frère. Coulthard monte sur le podium, Button conserve sa 4ème place de très peu devant Montoya et Salo amène une nouvelle fois sa Toyota dans les points. Irvine et De la Rosa sont 7ème et 8ème, devant Sato. Villeneuve est classé 10ème devant Webber, Raikkonen et Yoong.

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